LES ÉCOLIERS DU CAMBODGE

LES ÉCOLIERS DU CAMBODGE

2017 - Agir et redonner de l'espérance aux plus pauvres

Vous trouverez ci-dessous plusieurs exemples de comment l’association utilise votre argent sur place au Cambodge. Pour ce qui concerne les enfants parrainés chez Don Bosco et à Kompong Thom ainsi que pour la bibliothèque, cliquez sur les liens dans la colonne à gauche de ce texte.

Par Frédéric, Président des « Ecoliers du Cambodge » et Volontaire de Solidarité Internationale au Cambodge depuis 4 ans.

J’ai la chance d’être en contact avec ces gens particulièrement attachants que sont les mendiants. En parcourant les photos ci-dessous, vous découvrirez Seyha et Mon, deux (ex) mendiants.

Dans le premier cas, grâce à une action menée avec budget dont je dispose par l’association, Seyha, 15 ans, a repris le chemin de l’école après l’avoir arrêté en CE2 il y a 6 ans ; j’ai acheté un vélo, les uniformes et le matériel scolaire et verse une petite allocation mensuelle d’environ 10$. La prochaine étape pour Seyha sera de faire un apprentissage de mécanique moto.

Pour ce qui est de Mon, 16 ans, La réinsertion passe par une aide à toute la famille. Alors qu’ils habitaient sous un pont, l’horreur, j’ai pris en charge le loyer d’un logement à 20$ pour 5 mois, aidé à l’hospitalisation du père de famille, et je viens de leur fournir de quoi commencer un petit commerce pour un budget de 435$. Le challenge est qu’ils se prennent en charge, ce qui est possible mais difficile. Cela semble être sur la bonne voie. De plus, je suis en contact avec une ONG spécialisée dans la mise à niveau des jeunes et adultes qui n’ont pas, ou peu été scolarises, ce qui est le cas de Mon qui, à 16 ans, n’a connu que quelques mois de Cours Préparatoire, et qui est très demandeur d’apprendre à lire. Je vous tiendrais au courant dans ce blog.

Là où ces deux cas sont, déjà, des réussites, c’est que les résultats viennent petit à petit par des prises de conscience des protagonistes. C’est grâce à notre association que j’ai pu faire un bout de chemin dans le bon sens avec ces personnes qui sont si attachantes, l’argent reste le nerf de la guerre !... Alors, merci à toutes et à tous...

Moi qui suis ici « un donneur » je me demande souvent ce que j’aimerais que l’on fasse pour moi si j’étais dans une situation de grande précarité. Je crois que le début de réponse pourrait être que l’on m’aide et me soutiennes à m’aider moi-même ! C’est ce que j’essaye de faire...


Une opération des yeux pour Seyha.

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Sur cette photo, on peut voir que Seyha et son père on le même problème aux yeux. C'est génétique et le frère ainé de Seyha ainsi que plusieurs cousins ont le même. Ce matin nous sommes allés à une consultation ophtalmologique dans le centre hospitalier d'une ONG appelée "Rose Charities Cambodia" dont vous trouverez un lien vers le site à la fin de ce billet. Pour le papa, ils nous ont annoncés qu'il n'y avait rien à faire car "il est trop vieux". Je l'emmènerais toutefois avant le mois de juin pour avoir un nouvel avis dans un autre hôpital pour les yeux à Takeo, géré celui-ci par Caritas, qui est le Secours Catholique International. En revanche, il est possible d'opérer Seyha et lui permettre ainsi que sa vision se détériore et que l'on ne puisse rien y faire. Il faut dire que ce petit gars de 16 ans était mendiant sur le marché avec sa mère il y a peu. Puis il reprit le chemin de l'école il y a presque 2 ans pour être aujourd'hui deuxième de sa classe de 6e. Mais il a du mal à voir le tableau. Pour l'opération, les médicaments et des lunettes il faut environ 200$. Cette opération ne rattrapera pas tout à 100% car les muscles de ses yeux sont faibles. Mais, il y a pourtant possibilité d'améliorer la situation. Cela vaut la peine et peut, ni plus ni moins, changer la vie Seyha. Incroyable le pouvoir que peuvent avoir 200$. Pourtant, cela est absolument hors de portée pour cette famille. Je vous tiendrais au courant dans un prochain billet.

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17/01/2017
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L’histoire d’un projet avec Mon et sa famille

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Mon et sa famille sous le pont, lors de notre première rencontre. Ils étaient à la vue de tous, sans aucune intimité, la nuit ils se faisaient voler le peu qu’ils avaient.

 

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Puis, grâce à notre association, la famille a emménagé dans cette maison pour 20$ par mois. C’est loin d’être le luxe mais c’est au calme et il y a l’eau et l’électricité. Cela répondait au besoin le plus urgent qui était de quitter ce pont deshumanisant. Il était très clair dès le départ avec eux, que le loyer serait pris en charge seulement pour 5 mois, le temps qu’ils se remettent debout.

 

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Puis Meun, le père de famille, a été hospitalisé suite à une morsure de serpent alors qu’il allait cueillir les légumes. Il avait gonflé de partout et avait du mal à respirer.

 

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Il a, quelques jours plus tard été re-hospitalisé pour les raisons digestives cette fois ci. En vue de l’opération, Narong et EY, deux jeunes du foyer Saint Jean Baptiste et moi-même avions donnés notre sang. Sans ce don, l’hôpital refusait de l’opérer !

 

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Nous avons eu de fréquentes rencontres. Mon but était d’essayer de comprendre comment les aider à se prendre en charge eux même. Finalement, dans leur cas précis, j’ai commencé à penser que les aider à démarrer un commerce de vente ambulante pouvait être une bonne idée. Cela venait du fait que ces gens étaient loin d’être des imbéciles, que quelque chose de dynamique brillait dans leurs yeux...

 

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Dans ces démarches avec eux, je me suis toujours fait accompagner, surtout dans les etapes importantes comme ici la décision officielle de les aider pour un commerce. Je rencontré Mon, sa mère, sa sœur de 18 ans, et sa grand-mère, pour poser le cadre précis de l’action, pour que les règles soient bien claires. Ce jour-là, j’étais avec Panha qui est au comité de charité de la paroisse.

 

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L’achat d’un vélo...

 

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Nous voilà dans la phase de lancement d’un commerce ambulant. Vous pouvez voir, sur le toit du tuk-tuk une charrette à bras et, juste derrière Mon, une glacière de 150 litres. Le but est de vendre des boissons à la sortie des usines. Grâce au financement de notre association, nous avons pu acheter aussi un présentoir pour vendre des cigarettes au détail, et le stock de départ en boissons. Pour 435$, une vie plus belle et plus digne est peut-être en route pour cette famille... je vais bien sûr continuer à les encourager.

 

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La prochaine étape sera éducative. Pour Mon, il faudrait trouver un lieu, peut être une ONG, qui fasse de l’alphabétisation. Pour les petits frères et sœurs et cousins cousines, 5 enfants en tout, nous discutons pour qu’ils puissent entrer à l’école maternelle. Il faut du temps pour que cela devienne la décision des familles de les scolariser...

 

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Il aura fallu un peu plus d’un an et demi pour arriver à ce résultat : Mon vient d’entrer chez PSE, Pour un Sourire d’Enfant, avec comme objectif d’apprendre à lire. Cerise sur le gâteau, ses deux petits frères viennent aussi d’être admis. Les deux plus jeunes sont en famille d’accueil et iront à l’école publique alors que Mon réside au foyer du centre PSE et suis l’alphabétisation sur place. Ce mercredi 14 décembre 2016, lorsque la maman de Mon et moi-même sommes repartis en laissant les trois enfants derrière nous, nous étions silencieux. Tristesse de la séparation bien sûr mais aussi immense joie de penser que quelque chose de bien commence pour les enfants aujourd’hui… Grace aux Écoliers du Cambodge, je vais continuer à suivre et soutenir cette famille dans sa démarche de scolarisation…

 

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14/12/2016
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Que de chemin parcouru

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Seyha, à droite, est désormais scolarisé depuis presque un an. Adit, au milieu, a lui pris le chemin de l’école il y a deux mois et Do s’apprête à apprendre à lire et écrire à la fin du nouvel an Khmer, c’est à dire fin avril.

 

Sur la photo, ils posent avec « un kit » assez traditionnel destiné à soutenir la scolarisation. Un cartable avec des cahiers et stylos, un pantalon et une chemise blanche, une ceinture, des claquettes, et dans ce cas une tenue de sport. Ils bénéficient chacun d’un vélo pour se rendre à l’école.

 

Pouvons-nous vraiment imaginer qu’il y a peu ces enfants étaient encore mendiants ?

 

Il faut du temps et des épreuves pour en arriver là. Do, à gauche sur la photo, par exemple, avait arrêté de mendier pour faire manœuvre non-déclaré sur des chantiers à 75 centimes par jour, alors qu’il a 14 ans. Aujourd’hui, grâce à ces copains et à notre soutien l’espoir renait dans sa vie. Il va apprendre à lire pour ensuite faire une formation de mécanicien moto.

 

Vraiment, si vous connaissiez quelqu’un qui pourrait les parrainer, ce serait formidable...

 

Pour la « petite histoire » nous avons acheté leurs uniformes et les cartables sur le marché dans lequel ils avaient l’habitude de mendier. J’avoue que c’est avec beaucoup de fierté que je disais aux commerçants que désormais ils allaient  à l’école et qu’il étaient loin d’être idiots ! J’ai ressentis de l’étonnement puis de la joie chez ces vendeurs. Il faut préciser que dans la culture Bouddhiste, un pauvre est méprisé car il paye les fautes de sa vie antérieure...

 

Que de chemin parcouru en un an !  (Cliquez sur ce lien) Une premiere action il y a un an

 


03/04/2016
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Bravo : Seyha retourne à l’école !

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Bonne nouvelle, je pourrais en changer le titre de cette série d’articles en « Seyha, l’EX petit mendiant du marché Toul Sangkae » !!!

 

Si vous lisez les messages ci-dessous, qui sont plus anciens chronologiquement, vous lirez que la question qui se posait était la scolarisation de Seyha. Il y a environ 2 mois de cela, sa maman m’annonce qu’il est reparti au village pour reprendre l’école. J’étais certes un peu septique car après un arrêt de 3 ans, se retrouver en CE2 quand on a 14 ans ce n’est pas gagné !

 

Il y a 2 semaines, elle me demande si je pourrais aider pour l’achat d’un vélo pour lui permettre d’aller à l’école. Apres avoir consulté les comptes de notre association, je réponds favorablement. Nous decidons d'aller porter ce vélo ensemble, se qui me permettra de faire connaissance avec toute la famille et d’essayer de comprendre un peu plus la vie de Seyha.

 

Le village est dans la province de Prey Veng a environ 3 heures de route de Phnom Penh.

 

Avec le vélo, j’avais apporté 50 kg de riz ainsi que des affaires de toilette (brosse à dents...) Le joie de Seyha était visible, ainsi de pour toute sa famille. J’ai vraiment compris que le fait de s’occuper de lui était valorisant, bref, ce petit garçon était heureux.

 

Nous décidons d’aller voir son école, et là, surprise ! Ce n’est pas une école « classique » mais une ONG soutenue par l’Unesco en lien avec l’éducation nationale du Cambodge spécialisée dans les cours pour les élèves déscolarisés depuis longtemps. Ce n’est pas le luxe mais c’est tout simplement IDEAL pour notre petit Seyha !!! Et en plus, c’est à 5 mn de vélo de chez lui !!!

 

Vraiment là, je me dis que l’accompagnement a beaucoup de valeur. Nous avions parlé ensemble de scolarisation mais se sont eux qui ont pris l’initiative ! Waow ! C’est tellement important de ne pas assister... Et là c’est parfaitement réussi. Le dialogue a ouvert chez sa famille la porte à la réflexion et chez  Seyha, le désir de retourner apprendre.

 

Il m’a confié : « quand je saurais bien écrire le Khmer, je veux apprendre l’Anglais et réparer des motos » L’avenir est plein d’espérance....

 

Un grand merci aux parrains et marraines...

 

À ce propos, nous cherchons toujours quelqu’un pour parrainer Seyha et ainsi pérenniser sa scolarisation... Contactez-nous !

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Seyha et son vélo.

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Sovann et Hi, 2 jeunes du foyer Saint-Jean-Baptiste déchargent  50kg de riz du véhicule prêté par la paroisse.

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Seyha et sa maman ouvrent le paquet cadeau.

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Seyha avec Frédéric devant le tableau bien rempli !

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Avec des copains devant la salle de classe, située sous la maison du professeur.

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Départ pour une ballade à la frontière Vietnamienne a 10km de chez Seyha.


21/06/2015
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Aujourd’hui, consultation d’ophtalmologie.

artfichier_288924_4762016_201504244112247.jpgartfichier_288924_4762022_201504245234569.jpgCa y est, nous sommes allés, avec Seyha et sa maman a une consultation d’ophtalmologie. Le problème de Seyha étant génétique (son père, une de ses frères, deux de ses cousins ont le même) il n’y a pas grand choses à faire. Il serait possible d’opérer mais avec tellement peu de chance de voir une amélioration qu’il est préférable de ne rien faire. Donc voilà une chose de réglée. En ce qui concerne sa scolarité, c’est plus compliqué. Nous avons eu le temps de discuter en attendant ce matin et Seyha me dit qu’il aimerait être pilote d’avion ou mécanicien moto ! Cette deuxième solution est une bonne piste de réflexion !

Dans le cas de cette consultation gratuite car effectuée dans le cadre d’une ONG, était-il nécessaire que je les accompagne ? Je pense que oui. En effet, ces gens très pauvres sont comme écrasés par la vie et presque dans une situation de survie et ils ont plus « vital » à faire que de perdre du temps à aller chez le médecin ! De plus, ils n’ont aucune habitude de l’accès aux soins médicaux. Un autre aspect est qu’ils sont convaincus que leur vie n'a que peu de valeur et s’inscrivent totalement dans cette loi du Karma : ils méritent ce qui leur arrive, ils n’ont qu’à le vivre dans l’humilité et attendre leur prochaine incarnation. Cela m’incite à vous livrer ce que je crois être le cœur de l’action ici : dire aux gens rencontrés, surtout aux pauvres comme Seyha : « ta vie a du prix ». Pourtant je crois que cette humilité certes mal motivée rend les gens sans révolte et de fait très doux et accueillants... quel paradoxe !

 

A ce stade de l’action vers Seyha, il reste vraiment à se poser la question de la scolarisation et/ou de l’apprentissage d’un métier. Dans les deux cas, il s’agit de sortir de la mendicité....


25/04/2015
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Donner du poisson OU apprendre à pécher....

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Donner du poisson OU apprendre à pécher....

Évidemment que la « bonne » réponse et qu’il faut apprendre à pécher ! MAIS de temps en temps il est nécessaire de donner du poisson aussi !

Ce matin-là, il y avait 100 familles comme celle de Seyha. Le Nouvel an Khmer en Avril et la fête des morts en Septembre, sont les deux fêtes les plus importantes au Cambodge. Ces deux moments de l’année sont traditionnellement l’occasion de donner aux pauvres, c’est dans le bouddhisme une bonne action qui rapporte des mérites pour une incarnation meilleure dans notre prochaine vie voir même la sortie du « cercle infernal des réincarnations... »  Bref la tradition est de donner au plus pauvres !

Bien que chrétiens, les catholiques Cambodgiens sont pétris de cette culture nationale et tout naturellement le Comité de Charité de la paroisse organise une distribution auprès de gens pauvres connus des paroissiens.

Ce n’est pas parfait car de fait en cette occasion on « apprend pas à pécher » amis on « donne du poisson »... Au regard de la pauvreté des destinataires d’une part, et de la culture Cambodgienne d’autre part... ce n’est déjà pas si mal...

De plus cela crée des liens et permet de dire à ces personnes, ces pauvres que leurs vies ont du prix pour nous...


10/04/2015
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Une première action.

artfichier_288924_4726760_20150410183325.jpgA ce jour, Seyha (à droite sur la photo), n’a toujours pas de parrain ni de marraine. Ce matin, à quelques jours du nouvel an Khmer, avait lieu une distribution de denrées alimentaires par le comité de charité de la paroisse Saint Joseph de Phnom Penh. Seyha et sa famille (sur cette photo, 2 cousins) étaient présents. Seyha et sa maman ont pris l’initiative de me parler de sa scolarité (interrompue en CE2) et de ses problèmes d’yeux. Pour les yeux je vais les emmener à une consultation gratuite d’ophtalmo. Pour l’école, je ne sais pas quoi proposer pour l’instant...


10/04/2015
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La maison de Seyha.

artfichier_288924_4095230_201409144950490.jpgJ’aimerai bien pouvoir faire quelque chose pour Seyha, 13 ans. et sa famille mais je ne sais même pas si c’est possible, et je ne sais pas non plus par quel bout commencer pour aider ce petit garçon borgne, déscolarisé et très attachant !  Il mendie sur le marché avec sa mère que l’on peut voir sur la photo avec 2 cousins sur le seuil de sa maison. Je venais de leur apporter 25 kg de riz. Il est plein de résignation face aux quolibets et au mépris. Il faut dire qu’ici, la loi du karma implique que s’il est pauvre c’est qu’il paie les fautes de sa vie antérieure, on ne va quant même pas s’apitoyer sur son sort… Pourtant ce garçon a quelque chose de lumineux dans le regard. Si vous avez des conseils à me donner je suis preneur, si vous souhaitez le parrainer aussi bien sure… Merci, Frédéric, Président des « Ecoliers du Cambodge »


25/12/2014
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