LES ÉCOLIERS DU CAMBODGE

LES ÉCOLIERS DU CAMBODGE

L’édito du Président – Octobre 2015 (Infos utiles !)

Que vous soyez déjà parrain ou marraine, que vous envisagiez de parrainer, ou que vous soyez simplement curieux d’en savoir plus, vous vous posez peut- être la question suivante : Mais que fait donc l’association « Les Écoliers du Cambodge » ? Besoin de quelques précisions ?

Son Président vous répond :

Bonjour à vous,

Avant d’illustrer mon propos par quatre exemples significatifs, je vous rappelle le cadre légal de notre action : nous sommes une association loi 1901, enregistrée à la sous-préfecture de L’Hay les Roses. Nous sommes autorisés par l’administration fiscale à faire bénéficier nos donateurs de réductions d’impôts. Notre action consiste, principalement au travers de parrainages d’enfants, à aider des projets éducatifs au Cambodge et à contribuer à ce qui peut participer à une vie meilleur pour les plus pauvres de ce pays y compris au niveau alimentaire et santé. En effet, comment éduquer et instruire correctement si la personne est malade ou mal nourrie ?

Les statuts de l’association définissent ainsi son objet : « développer le parrainage d’enfants au Cambodge afin de leur assurer l’accès à l’éducation, à une alimentation quotidienne et tout ce qui permet une vie et un avenir meilleur, au travers de partenaires implantés sur place comme le Don Bosco Children Fund, soutenir d’autres projets allant dans ce sens dans ce pays»

Les exemples ci-dessous voudraient vous convaincre du « plus » que nous apportons à nos partenaires ainsi qu’aux destinataires de leur action, les enfants et leurs familles. Nous parrainons à ce jour 38 enfants. Depuis 2008, c’est peu me direz-vous ? Je suis d’accord avec vous ! Mais, grâce à la fidélité des parrains et marraines, nous commençons à voir des résultats  très concrets, fruit du travail de nos partenaires et de la générosité de nos donateurs.

De plus depuis aout 2012, ma présence au Cambodge comme VSI, Volontaire de Solidarité Internationale, me permet d’encore mieux mesurer l’impact de l‘aide apportée et de mener directement quelques actions, grâce au soutien financier de l’association.

Voici donc quelques exemples :

1-      Mon premier exemple sera E, 17 ans, prononcé à l’anglaise comme un i long. Il est fidèlement parrainé  depuis 2010. Il se trouvait alors à la paroisse catholique de Kompong Thom. Sa mère est décédée et la seconde épouse de son père a refusé de le prendre en charge. Il s’est retrouvé chez sa grand-mère, très pauvre et malade, qui ne pouvait pas s’en occuper. Elle a demandé l’aide du père Viney qui a accepté de l’accueillir. E est bon élève et je lui ai proposé de passer le concours d’entrer au foyer Saint Jean baptiste dont je suis responsable, car le niveau d’études y est très bon. Il est donc au foyer avec moi depuis un an. C’est vraiment « une bonne recrue » courageux, travailleur avec un bon état d’esprit. Dans ce cas-là, le + du parrainage pour E a été une orientation réussie adaptée à son niveau et à son souhait qui le met en position de réussir de bonnes  études. Il souhaite faire du droit ou travailler dans le tourisme. Les 240 euros de son parrainage servent pour moitié à payer sa pension du foyer, et l’autre moitié pour ses besoins scolaires et vestimentaires.

 

2-      Mon deuxième exemple, Narith, est lui aussi parrainé depuis 2010. Il habite près de la paroisse catholique de Kompong Thom et sa maman, handicapée, travaille à l’atelier de couture de cette même paroisse. Très mauvais élève, il vient d’arrêter l’école, il faut dire qu’à 17 ans il était seulement en cinquième ! Les religieuses qui assurent son suivi, et qui au passage font un travail formidable, l’ont envoyé chez un coiffeur apprendre... la coiffure. Je suis en contact avec les Sœurs afin qu’il se perfectionne un peu avec par exemple une école de coiffure. Nous réfléchissons aussi à la possibilité de l’aider à s’installer à son compte dans son village. La somme de 1000 euros pourrait suffire à acheter le matériel de base et équiper le local, bien souvent une simple cabane de tôles. Le + du parrainage pour Narith est un suivi social essentiel pour ce garçon issu d’un milieu extrêmement pauvre ; notre but est de l’aider à démarrer dans la vie, à être autonome, à aider sa famille.

 

3-      Comme troisième exemple, je parlerais de Seyha, 15 ans, mendiant sur un marché de Phnom Penh. Je le connais bien ainsi que toute sa famille. Au fil des discussions, après 3 ans d’arrêt, il a repris l’école. Pour quelques mois seulement car, sans parrainage, le manque à gagner pour sa famille était trop important. En effet, Seyha n’est pas encore parrainé ! Il vient donc d’arrêter l’école de nouveau. J’essaye bien d ‘aider et de suivre, mais sans un parrainage dans la durée rien n’est possible. Il mendie non pas par plaisir mais par nécessité. Il aimerait apprendre le métier de mécanicien moto, et les débouchés sont nombreux au Cambodge ! Ce métier peut lui permettre de sortir de la mendicité. Je crois qu’il aimerait sincèrement retourner à l’école et apprendre à bien lire, mais ce n’est juste pas possible pour l’instant. Le + pour lui serait un parrainage ! L’appel est lancé ! Pour en savoir plus sur lui, voici le lien vers son histoire dans le blog de l’association : http://lesecoliersducambodge.blog4ever.com/articles/rencontre-avec-seyha-14-ans-mendiant-sur-un-marche-de-phnom-penh

 

4-      Le quatrième et dernier exemple sera un peu diffèrent. J’ai pu ouvrir un lieu d’accueil, d’enseignement de l’Anglais et divers autres activités dans une cité ouvrière. Ce projet n’en est qu’à ses débuts mais deux éléments vont permettre de le développer. En novembre, une volontaire Canadienne souhaite s ‘investir, et je suis en discussion avec une association pour créer une petite bibliothèque ; ce dernier projet se concrétisera petit à petit et nous allons commencer par le passage d’un bibliobus une fois tous les quinze jours. Là, le + est le projet en lui-même qui n’aurait pas vu le jour sans nous. Il faut préciser que les cités ouvrières sont des lieux tout à fait particuliers : les habitants viennent à 95% des campagnes pour venir travailler en usine à Phnom Penh pour des salaires de misère. Les livres, par exemple, sont un luxe qu’ils ne peuvent s’offrir.

 

Juste une petite précision ; nos partenaires, comme la paroisse catholique de Kompong Thom ou le Don Bosco Children Fund ne sont pas destinés à aider uniquement des chrétiens ! La grande majorité des enfants parrainés est bouddhiste et leur appartenance religieuse n’est jamais un critère de sélection. Les habitants de la cité ouvrière sont eux aussi probablement bouddhistes à 100 %, ce qui est normal puisqu’ils sont... Cambodgiens !

N’hésitez pas à faire découvrir notre association autours de vous, j’ai plusieurs parrainages et des projets en attente. Ce ne sont pas les besoins qui manquent !

Un grand merci aux parrains, marraines et donateurs de notre association, merci pour votre fidélité car il n’y a que dans la durée que l’aide apportée prends du poids et influence vraiment et positivement la vie des bénéficiaires.

Avec  toute me amitié et ma reconnaissance,

Frédéric, Président de l’association « Les Écoliers du Cambodge »

 



23/08/2015
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